*Un regard sur les finances de la congrégation*
Après révision et approbation du procès-verbal, le Chapitre a porté son attention au rapport de l'économe général, présenté par le P. Aquilino Mielgo Domínguez.
Dès le début, le P. Aquilino a précisé que le rapport n'est qu'un photographie de la situation à un moment précis, et que la situation financière de la Congrégation n'est pas le résultat des seules décisions des six dernières années, mais des décisions prises au cours de l'histoire de la Congrégation. Pour mieux comprendre l situation actuelle, le P. Aquilino est remonté au Chapitre de 1973, une époque où la Congrégation avait de solides assises financières. Il y avait un bon développement apostolique et économique. L'administration générale avait suffisamment de capitaux pour ses opérations; elle possédait des propriétés à Rome et en Suisse, ainsi que de solides investissements.
Cette situation s'est lentement détériorée. Le nombre de bienfaiteurs a diminué (mais pas dans toutes les régions de la Congrégation). En 1987, les bourses ont chuté dramatiquement. Et en même temps que les revenus diminuaient, la Curie Générale recevait davantage de demandes d'aide financière de diverses entités de la Congrégation. En réponse à ces besoins grandissants, la Curie Générale vendit des propriétés pour rebâtir le capital nécessaire.
Au Chapitre de 1991, le P. Pigozzi, alors économe général, avait souligné que l'une des décisions économiquement significative de la Congrégation avait été celle de "rester dans cette maison, parce que cela signifie un dispendieux processus de restructuration." Ses paroles se sont avérées prophétiques. Plusieurs années plus tard, une grande partie des propriétés restantes de la Curie furent vendues pour financer les rénovations du Généralat et le développement de Villa Aurelia.
En 2009, les immobilisations corporelles de la Curie Générale se limitent aux édifices abritant le Généralat (le Collège International et la Curie Générale) et Villa Aurelia, etles terrains qui les entourent.
Les dépenses d'opération de la Curie Générale ont été couvertes par les intérêts généréspar les investissements. Cependant, avec la crise économique qui a commencé en 2008, la valeur de ces investissements a dégringolé, et donc aussi les revenus générés.
Selon les orientations du Chapitre Général de 2003, l'administration générale a développé une poitique économique étudiée et approuvée par la Commission Générale des Finances. Cette politique s'articulait autour de 4 points: 1) le partage entre les entités de la Congrégation, 2) une réelle planification économique (en particulier un plan triennl pour chaque entité SCJ), 3) la promotion de l'autonomie financière, 4) la formation des économes, et 5) la nécessité d'un fonds de réserve.
Tout au long de sa présentation, le P. Aquilino a insisté sur la nécessité d'une transparence financière et de la solidarité, non seulement pour soutenir les oeuvres de la Congrégation, mais comme faisant partie de l'appel à la vie religieuse. Il a demandé que chaque religieux et chaque communauté rejette tout individualisme et s'fforce de vivre en communion. "L'administration des biens, dit-il, n'est pas un concept abstrait, mais une partie intégrante de la vie religieuse."
"Il convient ici de faire un éclaircissement important, a-t-il ajouté. Il nous manque beaucoup de données: chaque année, les Provinces doivent nous envoyer le rapport financier, duquel émergent les aides reçues et les sommes offertes aux autres. Malheureusement, peu de Provinces l'envoient."
Le P. Aquilino a parlé de la proposition du 1%, qui demande que chaque Province, peu importe ses avoirs, contribue 1% de son actif. Jusqu'ici, une minorité de Provinces ont donné suite à cette proposition. Il y a certainement plusieurs raisons à cela, mais cela contribue de façon significative à l'instabilité des sources de reven de la Curie Générale.
De même, très peu d'entités ont développé un plan triennal. C'est pourtant d'une importance primordiale pour l'avenr de la Congrégation.
Au sujet du travail au bureau de l'économe Général, le P. Aquilino a souligné la contribution d'Aldo Ivaldi, comptable, et du P. Vagner, économe local. Ce dernier assure souvent la suppléance lors des absences du P. Aquilino.
En expliquant les documents financiers de la Curie Générale, le P. Aquilino a souigné que même si les chiffres sont plus élevés, la Curie Générale "s'est appauvrie de 10% depuis 10 ans." S'il n'y avait aucn revenu, la Curie ne porrait fonctionner que pour une année.
Avant de terminer, le P. Aquilino a dit un mot au sujet de Villa Aurelia, l'hôtellerie et le Centre de Conférences situés sur les terrains de la Curie. Il croit qu'une fois le prêt contracté sera emboursé, Villa Aurelia sera une source de revenus pour la Curie Générale. Ces installations sont très bien utilisées, accueillent plusieurs conférences, dont celle desÉvêques, cardinaux et plusieurs organisations ecclésiales. On note une diminution dans l'occupation des chambres depuis la crise économique, mais moins marquée que pour les hôtels voisins.
*Regard vers l'avenir*
Le P. Aquilino a insisté pour dire que la Congrégation ne doit pas fermer les yeux sur l'avenir, espérant que la situation financière s'améliore avec le temps. "De grandes stratégies peuvent venir de la crise", dit-il. "Nous pouvons voir cela comme une occasion de générer de la vie nouvelle." Il a rappelé que ce n'est pas la première crise à laquelle la Congrégation a eu à faire face. Il y a eu le crash de 1929, et beaucoup de difficultés dans l'Europe d'aprè-guerre. "Mais ces crises ont été temporaires, et nous ne les avons pas seulement subies, mais avons prospéré comme Congrégation."
*Rapport du Comité sur l'Économie
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Pour ce Chapitre, le Comité sur l'Économie était composé du P. Giacomo Cesano (IS), du Fr. Jorge Torres CH) et du Dr. José Guttérrez, un économiste bien au fait des questions économiques pour les communautés religieuses. C'est de dernier qui a pris la parole au nom du comité et présenté le rapport financier des différentes entités.
Le Dr. Gutiérrez a d'abord noté que le rapport est basé uniquement sur l'informaton disponible. "Les chiffres de ce rapport sont votre responsablité, pas celle du comité," dit-il. "Ce sont ceux que vous nous avez fourni."
Une des difficultés dans l'analyse des rapports, ce sont les grandes différences dans leur présentation. Une des recommandations principales du comité, c'est l'uniformisation des rapports financiers. Idéalement, on devrait pouvoir télécharger électroniquement les rapports vers la Curie Générale. D'autres organisations le font, pourquoi pas les Dehoniens?.
Dans son analyse, le Comité a remarqué que 45% des entités semblent être financièrement dépendantes, 48% autonomes, et il est difficile de se prononcer pour les 7% qui restent. Dans ce dernier groupe, plusieurs commencent à se diriger vers l'autonomie. Il a aussi indiqué que certaines se pensent financièrement dépndantes, mais sont en fait autonoms pour leurs activités générales. Certes, elles ont besoin d'aide pour des dépenses extraordinaires, mais subviennent à leurs besns ordinaires.
Seules huit Provinces ont suffisamment de revenus pour les partager avec le reste de la Congrégation. Il faut en augmenter le nombre, spécialement quant on pense que les membres de ces huit Provinces son vieillissants et que leur nombre diminue. "La Congrégation ne peut compter sur leurs ressources pour une période illimitée," a dit le Dr. Guttiérez
En regardant les livres comptables, on peut penser que les Prêtres du Sacré-Coeur ont beaucoup d'argent, mais le Dr. Guttiérez réfute cette impression. Les Dehoniens ne sont pas pauvres, mais ils ne sont pas riches non plus. Même si la Congrégation a perdu de l'argent avec la crise économique (comme la plupart des organisations), on eut dire, en regardant en arrière, que ses actifs ont été bien gérés. Mais, encore un fois, sont intégrité financière repose sur une base fragile.
La solidarité est une question importante pour les Dehoniens. De bons rapports financiers sont essentiels pour assurer une pleine solidarité financière. Les rapports annuels doiven être accompagnés de notes qui clarifient les recettes et les déboursés. Il faut aussi planifier à long terme. Toutes les organisations doivent avoir, au minimum, un budget annuel. Le comité a aussi appuyé l'appel du P. Aquilino pour une meilleure formation des économes.
Dans la Congrégation, on doit travailler ensemble pour arriver à l'autonomie financière des différentes entités. Les régions qui ont de l'expertise dans la collecte de fonds et dans d'autres outils financiers doivent la partager avec les entités plus jeunes, non encore autonomes. Chaque entité doit trouver son propre chemin vers l'autonomie financière, mais il est important que la Congrégation dans son ensemble prenne ce chemin.
*Rapports des Provinces*
L'ordre du jour prévoyait aussi les rapport des Provinces d'Afrique du Sud et du Congo. Chacune d'entre elles a mis en lumière ses apostolats, ses forces, etles défis auxquels elle fait face.
En Afrique du Sud, les principaux défis sont les vocations, l'autonomie financière et le renouvellement du sens de la vie communautaire pour des gens qui ont souvent vécu seuls à cause des distances entre les paroisses. Plus largement, les Dehoniens d'Afrique du Sud sont confrontés aux besoins de ceux qui vivent avec le VIH/SIDA et d'autres défis sociaux.
Si l'Afrique du Sud fait face à de nombreux défis, le P. Zolile, porte-parole de sa Province, a souligné qu'il y a plusieurs raisons d'espérer. "Même si notre nombre diminue, il y a un sens de la continuité et une légère et graduelle croissance dans certaines régions de la Province," a-t-il dit. La Province fonde beaucoup d'espérance dans sa maison intrnationale de formation à Pietermaritzburg.
Le P. Wilson Hobold, au sujet du Congo, a présenté les différentes oeuvres de sa Province. Il y 9 paroisses, même si plusieurs ne peuvent compter sur un prêtre à plein temps. Il y a aussi un nombre significatif d'oeuvres sociales, dont des centrespour handicapés et enfants de la rue, ainsi que le ministère auprès des prisonniers à Kisangani, qui, au Congo, en plus de la pastorale, signifie aussi donner à manger aux prisonniers. C'est souvent aux familles que revient la responsabilité de nourrir les prisonniers. Le P. Hobold souligné que la Province essaie de procurer un repas aux prisonniers à tous les deux jours.
Le Congo devient de plus en plus une Province congolaise. Pendant longtemps, les missionnaires étrangers accueillaient des Congolais dans leur communauté, Aujourd'hui, ce sont souvent des confrères congolais qui accueillent un missionnaire étranger. Depuis peu, certaines communautés sont constituées uniquement de Dehoniens autochtones.
"L'avenir du Congo, comme c'est le cas partout en Afrique, a dit le P. Hobold, est au Congo. La formation est notre priorité pour construire un avenir stable."
Mary Gorski
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NOTE: The majority of photos taken at the General Chapter will be posted at the congregational website, http://www.dehon.it.
I'll be posting some of the photos I take at http://www.scjusa.smugmug.com To see them, click on the first gallery, or go directly to: http://scjusa.smugmug.com/gallery/8259359_fwcwx#540413616_85pae
Mary Gorski