Articles - Articulos - Articles - Articoli - Artigos
 
Français-
Archives

 

 

22
Chapitres généraux
22
Résumé du livre
21
Saint Paul et nos Constitutions

20

P. Martino Capelli scj

19

Diocesi di Comodoro Rivadavia

18

Autorità e obbedienza

17

P. Andrés Prévot scj

16

Las parroquias - p. G. Govaart

15

Las parroquias - p. J. Philippe

14

Las parroquias atendidas

13

La théologie missionnaire chez le Père Dehon

12

Os Novos Caminhos da Missão Ad Gentes (Congresso Missionário Nacional 2008, a Fátima - Portugal)

11

L'Opera Riconciliatrice di Cristo secondo San Paolo

10

L'Ecole française de Spiritualité et la vie religieuse

9

Los Ideales o el Proyecto del Padre Dehon Y de Sus Principales Primeros Seguidores

8

Misericórdia, Carisma e Missão

7

Méthodes d'évangélisation des dehoniens Allemands au Cameroun (1912-1915)

6

L'Actualité du Père DEHON

5

Cento anni in Finlandia

4

L'Afrique aux Chapitres généraux SCJ

3

La Maison du Sacré-Cœur pendant la Guerre

2

Profezia e comunità religiosa

1

I Cento Anni della Scuola Apostolica di Albino

   

- 23 -

Messages des chapitres généraux scj

du temps de Vatican II à nos jours

P. Joseph Kuate SCJ

-------------------------------------------

         

Messages des chapitres généraux scj du lendemain du concile Vatican II à nos jours

Le philosophe français René Descartes montre dans son Discours de la méthode, l’importance de la révision de la pensée qu’il appelle le dénombrement empruntant ainsi le langage des mathématiques. Il s’agit de revenir sur ses pensées antérieures ou mieux de les passer en revue pour les ordonner ou les réordonner. Cet exercice aide à éviter un éternel recommencement ou à développer ce qui a déjà été conçu, dit ou fait, ou encore à poser ce qu’on veut faire sur une base solide en prenant en considération les expériences déjà vécues. On dirait aussi que l’exercice aide à devenir de plus en plus acteur de l’histoire et non seulement à subir les flots des événements. Nous voulons dans cet article réviser ou revisiter les messages des Pères des divers chapitres scj adressés à toute la congrégation à la fin des assises dans le but de mettre en évidence ces moments importants de la congrégation et aussi découvrir les continuités et les ruptures de l’histoire de ces chapitres. Nous avons pris comme champ d’investigation les chapitres allant de 1966-1967 au dernier chapitre de 2009 ; soit les sept dernières assises capitulaires, du XVe au XXIIe chapitres. Nous commencerons par situer ces chapitres, autrement dit, à rappeler les dates et les lieux où ils ont été tenus. Ensuite, nous donnerons un résumé du message de chaque chapitre. Nous conclurons par faire une évaluation générale de tous les chapitres.


  1. Situation spatio-temporelle des chapitres scj (1966-2009)



Le XVe chapitre tenu au lendemain du Concile Vatican II a eu deux sessions. Convoqué par le Père Joseph de Parma, la première a eu lieu du 24 avril au 25 juin 1966 à Rome (Opera Gaspari) et la deuxième session, du 15 mai au 1er juillet 1967 à Rome (Domus Mariae). Le message est donné le 20 octobre 1967 et porte la signature du R.P. Albert Bourgeois et du Secrétaire général Marcel Denis.1

Le XVIe Chapitre convoqué par le Père Albert Bourgeois débute le 23 mai 1973 à Rome et prend fin le 4 juillet 1973. Le message final porte la signature du Père Général, le Révérend Père Albert Bourgeois.2

Le XVIIe Chapitre convoqué par le Père Bourgeois s’est tenu du 22 mai au 22 juillet 1979 à Rome. Le message porte la signature du nouveau Général élu à ce chapitre, le Père Antonio Panteghini et est prononcé par celui-ci le 29 juin 1979.3

Le XVIIIe Chapitre général a eu lieu du 15 mai au 14 juin 1985 à Rome convoqué par le Père Antonio Panteghini. Tous les capitulaires ont voté d’endosser la responsabilité du message final donné à Rome le 15 juin en la solennité de la fête du Sacré-Cœur.4

Le XIXe Chapitre général a débuté le 14 mai 1991 à Rome et s’est achevé le 7 juin 1991 convoqué par le Père Antonio Panteghini. Le message final adressé à toute la congrégation le 7 juin 1991 ne porte pas de signature.5

Au XXe Chapitre général s’est tenu à Rome du 14 mai au 06 juin 1997, convoqué par le Père Virgilio Bressaneli. Le message est signé de tous les capitulaires.6

Le XXIe Chapitre général s’est tenu du 12 mai au 13 juin 2003 à Rome convoqué par le Père Virgilio Bressanali. Tous les membres du chapitre ont endossé la responsabilité du message capitulaire.7

Le XXIIe Chapitre général, convoqué par le Père Jose Ornelas Cavalho s’est tenu du 17 mai au 11 juin 2009 à Rome. Les Pères capitulaires ont revendiqué à l’unanimité être auteurs du message final.8

Qu’ont voulu communiquer les Pères capitulaires à l’ensemble de la congrégation ?


  1. Les messages des Pères capitulaires


    1. Message du XVe chapitre général

Les Pères du XVe Chapitre ont voulu dans leur message jeter un regard rétrospectif sur le travail qu’ils ont accompli et communiquer à toute la congrégation les grands axes de leur réflexion, mais aussi énoncer ce qui reste à faire pour prolonger l’étude ou permettre la mise en application du Chapitre au niveau local.9

A la demande du document conciliaire Perfectae caritatis, le Chapitre s’est donné pour objectif d’amorcer la préparation de la rénovation de l’institut en vue de l’adapter au progrès de la réflexion de l’Eglise et aux besoins des temps. Fidèle à l’enseignement de Lumen Gentium 44 qui, tout en précisant que la vie religieuse n’appartient pas à la structure hiérarchique de l’Eglise, précise qu’elle est liée à sa vie et à sa sainteté, le Chapitre a ainsi voulu réfléchir, penser et décider dans une perspective ecclésiale, celle de l’Eglise d’aujourd’hui. Cela a permis de voir comment rendre l’institut plus apte à sa mission qui passe par une profonde connaissance et un authentique amour du Christ, en lui-même, dans sa relation au Père et à l’Esprit, à l’œuvre dans le monde ; le Cœur du Christ étant la porte d’entrée dans le mystère de l’Eglise selon l’expérience du Père Dehon.10

Les Pères ont réfléchi dans ce Chapitre sur le rapport entre consécration et mission et la réflexion les a amenés à comprendre qu’on ne saurait séparer les deux choses. A les croire, c’est à l’intérieur même de notre amour du Seigneur et de la consécration qu’il implique que se définit la mission, de même que l’amour du prochain ne se définit que par l’amour de Dieu.11

Le Christ auquel nous nous consacrons est Lumière des nations, l’envoyé du Père qui envoie à son tour. « L’Eglise dans laquelle notre profession nous insère à titre spéciale, c’est l’Eglise consacrée et sanctifiée pour une mission… Elle nous sanctifie […] pour témoigner et c’est dans et par le service même qu’elle s’approfondit et se parfait ».12 De ceci dépend la réflexion sur l’apostolat, la vie communautaire, l’activité missionnaire. La formation à la vie religieuse et spirituelle au noviciat, au scolasticat reçoive de cette idée force, un éclairage.

Un autre point de réflexion à ce XVe Chapitre a été le problème de la vie communautaire et du gouvernement de l’institut. Le Concile a réuni les deux entités à la notion du service. Au-delà des structures, le Concile met en lumière le caractère proprement évangélique de la communauté ecclésiale en générale et de la communauté religieuse en particulier. Les traits évangéliques sont : l’unité, la communion dans l’amour, la nécessité pour chaque membre qui occupe une fonction hiérarchique de se conformer au Seigneur et de lui ressembler. Pour le choix des responsables, le Chapitre opte pour l’alternative entre nomination et élection. Sans trancher, les Pères capitulaires ont trouvé la nécessité d’une consultation générale au préalable et ont renvoyé la décision pour le prochain chapitre. Des mesures ont été prises pour une décentralisation ou une démocratisation afin de remédier aux maux et promouvoir le renouveau.13

Le Chapitre a également focalisé son attention sur la mission proprement dite de l’Institut. Trois considérations ont été faites. 1) on a souligné la nécessité pour les provinces de discerner chacune les besoins et les champs d’activité et de se disposer à en répondre. 2) Suite à l’esprit et à l’inspiration du Père Dehon, on a renoncé de spécifier une forme d’activité pour l’Institut. Nos orientations doivent se définir en fonction des besoins et de l’appel de l’Eglise. Nous devons être efficaces et valables dans ce que nous faisons en nous dotant d’une préparation apostolique et des compétences professionnelles. 3) L’activité missionnaire seule est une forme d’apostolat par laquelle l’institut assume une responsabilité dans l’Eglise. Nous devons continuer à répondre toujours plus généreusement en renouvelant nos formes de vie et d’organisation communautaire en fonction d’une conception plus évangélique des rapports humains, de la nature et de la fonction de nos activités.

Les Pères finissent leur message par quatre recommandations à la congrégation entière. 1) Il faut poursuivre en provinces la réflexion sur chaque point des textes adoptés par le chapitre (conseil provincial, commissions paroissiales, récollections, retraites, sessions…). 2) Le conseil général a pour premier travail, la publication et la diffusion des documents capitulaires, la mise au point des « directives capitulaires », la révision du Thesaurus ou la composition du guide spirituel. 3) On doit faire appel à des spécialistes pour la mise en route des chantiers pour une rénovation réelle. 4) Les Pères recommandent à tous, une vraie conversion intérieure et extérieure ordonnée à suivre le Christ en s’unissant à Dieu par les conseils évangéliques avec les exigences de notre temps comme recommande Perfectae Caritatis. Dans tout l’Institut et dans chaque province, il y a à rechercher les formes de vie, de prière et d’actions concrètes de rénovation.14



    1. Message du XVIe Chapitre



Le Chapitre de 1973 a élaboré quelques textes devant servir à charpenter la nouvelle Règle de vie. Six thèmes diffus dans les débats du Chapitre ultérieur de 1966-1967 ont fait l’objet de ce chapitre, à savoir :

  1. Le sens de la vie religieuse

  2. La sensibilité et nos activités apostoliques

  3. Les vœux (célibat, chasteté, obéissance)

  4. La vie communautaire

  5. La valeur d’identité

  6. La formation

Le Père Général, Albert Bourgeois le reconnaît : « Ils sont le fruit d’un long et dur labeur accomplis avec conscience et, pour certains d’entre nous peut-être par obéissance et esprit de service. Nous savons qu’un texte n’est qu’un moyen et les nôtres ne sont pas des lois et des prophètes inscrits sur les pierres et vénérés dans l’arche de l’alliance. Ils sont un outil dont on use selon les besoins. Ils essaient aussi d’être une règle de vie, il propose un but, un chemin et des chemins ».15 Le texte va à la longue poser un problème d’approfondissement et d’orientation non encore ébauchés, mais c’est le Chapitre qui compte, d’où son application pour pouvoir vérifier les déficiences, les insuffisances, les défauts qui permettront les corrections et les adaptations ultérieures.16

Le Chapitre a révélé la solidarité nécessaire du centre et de la périphérie et les canaux ont été proposés pour dynamiser cette solidarité. La périphérie est invitée à assurer l’efficacité de la communication pour qu’elle ne soit pas unilatérale. Elle doit veiller en sorte que ses expériences, ses avis, ses attentes ou ses propositions remontent au centre et le centre est appelé à être catalyseur de cette communication. Toutefois, un catalyseur n’est pas un agent, mais un réacteur qui met un corps en activité.17

Les capitulants sont invités à porter aux confrères de leurs provinces et régions, une vraie image du Chapitre sans dissimuler les erreurs, les difficultés rencontrés et imprimer et témoigner au niveau local et dans leur vie personnelle ce qu’ils ont vécu au Chapitre.


2.3 Message du XVIIe chapitre

Le message de ce chapitre est court. Il a eu comme préoccupations, la révision et la rédaction définitive de notre Règle de vie en tenant compte des problèmes particuliers et communs des entités de la congrégation. En 36 jours, 8 points de nos Constitutions ont animé la réflexion des Pères capitulaires, à savoir :

  1. Le but de la congrégation

  2. Notre mission

  3. Les apostolats préférentiels

  4. La vie communautaire

  5. La vie selon les conseils évangéliques

  6. La pastorale de la vocation et la formation

  7. Le service de l’autorité

  8. L’administration des biens à notre service18


Le Père Général voit dans cette règle de vie, une programmation détaillée du futur.19 Il s’agit de reconsidérer, de rectifier, de proposer le charisme du Père Dehon pour nous ses religieux et pour le monde d’aujourd’hui.

Le chapitre a senti les signes de changement qui commencent à s’opérer dans les statistiques des membres de la congrégation. Ainsi, le Père Général a pu avertir : « Que personne ne se rassure ou ne se décourage à la seule vue des chiffres… mais que les provinces examinent leur vie spirituelle et l’intensité de la vie religieuse authentique pour juger l’avenir ».20



2.4 Message du XVIIIe chapitre

Ce Chapitre s’est réuni au lendemain de l’accueil de la nouvelle Règle de vie. Elle se réjouit du fait qu’elle ait reçu un large accueil. N’ayant plus à étudier et élaborer les textes, le chapitre a voulu « vérifier notre identité dehonienne dans la pratique de notre vie et de l’apostolat ».21 Trois points principaux ont préoccupé les Pères capitulaires, à savoir, le défi du monde d’aujourd’hui, les orientations apostoliques et la formation à la mission.

Pour ce qui est des défis du monde, l’attention des Pères s’est focalisée sur trois aspects : la division du monde, l’omniprésence de la violence et les aspirations du monde.

a) Le monde en 1985 est divisé en blocs capitaliste et socialiste, chaque bloc ayant ses réalités propres. Le premier monde (bloc capitaliste) est confronté à une situation complexe et ambigüe de sécularisation qui se veut un monde sans référence religieuse où l’homme se sent autonome et entièrement libre de ses choix existentiels et éthiques. Le deuxième monde (socialiste) est constitué de régimes qui ne reconnaissent pas la liberté de pensée et de croyance. Entre les deux blocs, il y a l’antagonisme Est-Ouest. Le tiers-monde paie les frais de cet antagonisme et est le lieu d’oppression politique, d’exploitation économique, d’aliénation sociale et culturelle. L’action des religieux dans le domaine d’évangélisation et de promotion humaine s’y déroule.

Les Pères capitulaires remarquent aussi que la violence est partout avec le non respect des droits de l’homme, l’omniprésence de la peur, la course aux armements qui rendent le lendemain incertain.

Toutefois, malgré ce tableau sombre, ils notent qu’il y a des fortes aspirations qui interpellent les religieux. Un travail intensif pour libérer l’homme de tout ce qui blesse sa dignité et l’aider à poursuivre ses aspirations profondes (liberté, justice, amour, vérité…) est à promouvoir.22

b) Le second aspect de la préoccupation des Pères capitulaires regardent les orientations apostoliques. Notre apostolat s’origine dans notre spiritualité. La vie communautaire par le signe de la fraternité est par elle-même, mission. Une communauté de vie, de prière et de partage eucharistique est le premier témoignage de notre foi et le meilleur stimulus pour un apostolat fructueux. Dans la ligne du Père Dehon, sensibles à la promotion humaine et spirituelle de tous face aux mutations qu’impose le monde, nous devons être attentifs à toutes formes d’éducation et de formation des jeunes et des adultes, la formation du laïcat dans l’Eglise comme du clergé. Ce secteur de formation était cher au Père Dehon aussi bien que l’attention aux l’aspiration des pauvres et des marginaux de nos sociétés. L’engagement pour la promotion de la justice et de la paix dans une perspective évangélique, la préparation des confrères dans les formes de communication et d’éducation sont fortement recommandés. L’activité pastorale paroissiale s’inscrit dans les exigences de la mission de la congrégation et pour cela, le chapitre prescrit le dépassement de la peur de s’installer dans les espaces pauvres, au milieu des marginalisés, des laissés-pour-compte pour y faire naître l’espérance du royaume.23

c) La formation à la mission est le dernier aspect de la préoccupation des Pères capitulaires. Le Chapitre exhorte à la formation dehonienne dont les contours restent à préciser. Il demande l’élaboration d’une ratio formationis ad experimentum avant le prochain chapitre. La mission est ce qui doit guider la formation à la mission qui nous revient dans l’Eglise. La formation exige la patience et une longue maturation de la personne de manière à lui inculquer les composantes intellectuelles, affectives, individuelles, spirituelles, communautaires, apostoliques, religieuses… La formation permanente théorique et pastorale, individuelle et communautaire est à promouvoir. Face aux profondes évolutions culturelles et scientifiques, une formation intellectuelle conséquente a beaucoup d’importance. La formation dehonienne se réfère à la vie et à l’expérience du Père Dehon, ses aspirations fondamentales et la réalité historique de son temps.24



2.4. XIXe chapitre général

Ce chapitre se déroule au lendemain de l’écroulement du bloc soviétique dit bloc Est. Le monde est en profonde mutation. Les Pères capitulaires, sensibles aux changements, ont voulu se référer plus à la base que constituent toutes les entités de la congrégation. Le document capitulaire parle d’une approche démocratique. Quatre domaines ont constitué la matière à réflexion des Pères capitulaires, à savoir, l’identité dehonienne, l’idéal communautaire, notre apostolat, la vocation.

Au sujet de l’identité dehonienne, le chapitre note que la famille dehonienne s’étant sur quatre continents aux diversités variées, de sensibilité, de modes de vivre notre spiritualité du Cœur de Jésus, selon les aspects essentiels soulignés par le Père Dehon.25

Notre idéal communautaire doit être caractérisé selon le Père Dehon par le Sint Unum qui trouve son application dans la première communauté des disciples à Jérusalem (cf Ac 2, 42 ss). Nos communautés doivent le refléter dans les relations interpersonnelles en étant des lieux d’amitié et de ferveur eucharistique comme voulait le Père Dehon. Il doit exister une vraie égalité entre les confrères et plus concrètement entre les Pères et les Frères à l’intérieur des communautés, car nous avons tous ensemble la spiritualité sacerdotale baptismale et l’oblation réparatrice. On doit offrir des possibilités égales à tous les Frères et Pères en matière de formation (théologique, spirituelle, apostolique, professionnelle) tout en tenant compte des diversités des charismes et de ministères.26

L’apostolat est le troisième aspect qui a préoccupé les Pères capitulaires. Notre charisme nous porte à la vie apostolique. Il y a urgence à étudier les fondements théologiques de notre spiritualité d’où la nécessité de promouvoir des rencontres à caractère pastoral pour réfléchir comment exprimer notre charisme. Par ailleurs, l’athéisme moderne et ses formes variées nous interpellent et de nouveaux champs d’évangélisation s’ouvrent devant nous, en Asie et dans les pays de l’Est récemment sortis du joug du socialisme. Le centenaire de Rerum Novarum nous a rappelé le bien-fondé de l’apostolat social dans notre charisme. Les nouveaux champs apostoliques de nos jours sont : la sauvegarde de la création et justice et paix.27

Le dernier point de l’ordre du jour des Pères capitulaires traite des vocations. Le chapitre a pris acte du vieillissement de certaines provinces et exprime sa confiance dans les signes de reprises. Il encourage pour cela tout le monde, vieux et jeunes à mettre la main dans la pâte de l’apostolat des vocations. Il rappelle qu’il doit être bien organisé avec du personnel, des formes de proposition, des modes d’accueil et d’accompagnement et une formation adaptée. Si la mission est vécue dans la joie et le dynamisme, les vocations fleuriront.28

2.6 XXe chapitre général

Le message du XXe chapitre annonce dans son introduction que c’est dans l’esprit du Sint Unum que les Pères capitulaires ont passé les trois semaines de travail. La devise « nous congrégation » a été le leitmotiv de leurs activités. Les Pères capitulaires ont pris conscience de l’internationalité de la congrégation et de la nécessité pour chaque membre de se former à l’internationalisation pour pouvoir incarner dans les différentes cultures et situations, le charisme dehonien. L’unité de « Nous Congrégation » s’est sentie dans le chapitre par les messages d’encouragement et de salutation envoyés de tout le monde entier pour soutenir les capitulants.29 Ceux-ci annoncent qu’une ébauche du projet global « Nous Congrégation » est envoyée à tous les confrères de la congrégation non comme un chemin déjà tracé mais comme une invitation de chacun et de tous à poursuivre la recherche pour arriver à l’élaboration de ce projet global. Il s’agit donc d’un guide qui vise à orienter nos comportements, nos actions et notre mission scj d’aujourd’hui. Ainsi tous les confrères sont invités à lire le projet global « Nous congrégation » et à y réfléchir dans le but de l’enrichir pour sa contribution personnelle ou celle de sa communauté, puis communiquer le fruit au gouvernement général avant le 15 novembre 1997.30

Le projet en question est un document destiné à tous les religieux scj, et se veut une tentative de répondre aux appels et aux défis du monde et de l’Eglise au troisième millénaire. Le document comporte quatre parties. La première partie jette un regard sur la réalité du monde actuel dominé par le phénomène de la mondialisation. La deuxième présente les bases de l’action du gouvernement général pendant les six prochaines années placée sous le signe de la communion. La troisième partie trace le programme des activités prioritaires du gouvernement général dans les divers secteurs de la Congrégation. La dernière partie présente les activités que le gouvernement général entend mener pendant son sexennat.

Certes, comme l’on peut le constater à travers les quatre points qui charpentent ce document de “ Nous, la Congrégation... ”, le XXe Chapitre général a essayé de frayer un chemin nouveau face à la nouvelle réalité du monde à l’aube du troisième millénaire. Ce projet affirme clairement que la mondialisation apparaît comme “ un signe de temps qui nous interpelle et nous fait interroger pour savoir comment être plus signifiants aujourd’hui et comment en tant que scj nous pouvons évangéliser cette réalité. ”31

Il y a bien des défis lancés à l’Eglise et à la Congrégation par la situation actuelle de l’évolution du monde. L’Eglise est conviée non seulement à chercher un moyen de s’adapter à la situation mais aussi et surtout de trouver des moyens efficaces pour annoncer le Christ mort et ressuscité de manière à toucher profondément l’homme du 21è siècle.

La Congrégation dehonienne de manière particulière doit pour sa part s’efforcer de relever les défis du monde actuel selon le principe de la créativité dynamique. D’ailleurs, l’un des mérites du XXe chapitre général a été de cibler ces défis pour rechercher des solutions efficaces :

  1. Le souci de l’Eglise d’être présente dans un monde sécularisé et néolibéral ;

  2. le déplacement géographique et culturel de la Congrégation des Provinces “ traditionnelle ” occidentales vers les régions et les cultures du Sud et de l’Orient ;

  3. le vieillissement des personnes, des œuvres et des structures un peu partout, le manque de renouvellement de générations dans certaines provinces

  4. l’insuffisance de certaines structures de gouvernement face à des situations qui changent ou devant des réalités nouvelles qui font leur apparition dans la Congrégation ;

  5. l’accueil et la diffusion du charisme dehonien au-delà des frontières par diverses vocations comportant une diversité de style de vie et d’engagement social.

Pour relever ces défis du monde actuel, le gouvernement général fait une programmation des lignes prioritaires, d’animation et de gouvernement. On relève sept thèmes prioritaires sur lesquels la Congrégation s’engage pour marquer la présence dehonienne dans l’Eglise et dans le monde. Il s’agit de:

  • la mission et les missions ;

  • l’engagement social 

  • la formation initiale et permanente ;

  • la pastorale des vocations ;

  • la famille dehonienne ;

  • l’économie ;

  • le gouvernement.

Outre ces sept thèmes essentiels qui constituent la priorité du gouvernement générale actuel, il y a d’autres thèmes non moins importants dont on doit tenir compte : le vieillissement, la politique de la culture, l’éducation et l’inculturation.

C’est dans la réalisation concrète de ce projet que notre présence et notre témoignage dehoniens peuvent devenir la manifestation de l’amour de Dieu à travers le Cœur sacré de son Fils Jésus. Mais dans un espace très concret et très particulier qui est celui de l’Afrique, il nous faut tenir compte de ses réalités pour l’avenir même de la Congrégation dans ce continent.



2.7 Message du XXIe chapitre général

Ce chapitre a voulu examiner comment nous pouvons nous définir dans la vie de l’Eglise et dans le monde comme Dehoniens. La première démarche a consisté à s’interroger sur les aspirations profondes du monde d’aujourd’hui. Le monde d’aujourd’hui aspire à vivre le dialogue interreligieux dans un monde où il n’y a ni guerre, ni terrorisme, ni violence, ni empire dominant, ni génocide, ni tribalisme, ni fanatisme religieux ; un monde non ravagé par le SIDA et les fléaux, l’exploitation des riches et des puissants, un monde plus amical, sans destruction de l’environnement, un monde où il y a égalité entre homme et femme, où la diversité est harmonisée et harmonisant et où l’individu n’est pas isolé ; un monde ouvert à Dieu et aux yeux et à la face de l’autre, un monde où tous peuvent reconnaître la face de Dieu en Jésus-Christ.32

Devant les nombreux défis, les Pères capitulaires ont trouvé la nécessité de notre refondation qui passe par les révisions des exigences de notre spiritualité. Le Chapitre a proposé qu’il y ait un temps de la refondation pleinement conscient des situations et des cultures dans lesquelles nous vivons en relisant avec toutes les ressources disponibles notre insertion au Christ par le Saint Esprit et la fidélité créatrice de la vision originelle du Père Dehon. Notre spiritualité est apostolique : Nous vivons la vie apostolique comme communauté ecclésiale dans l’ouverture entre nous ; nous le témoignons à travers la mission et la solidarité avec les pauvres et les petits.33

L’apostolicité de notre spiritualité nous engage à vivre dans l’amour particulièrement dans la fraction du pain (cf Lc 24), comme disciples de celui qui dit : « Me voici, je viens pour faire ta volonté » (Hb 5,7). Aujourd’hui, les gens ont faim de la spiritualité. Avec nos études, nos méditations et nos rencontres toujours approfondies dans la compréhension, nous cherchons à répondre à cette faim, conduits par l’Esprit, en cherchant d’être des hommes de Dieu et des témoins de son amour dans les gestes d’amour et d’attention aux autres. Les Pères capitulaires exhortent à l’étude des sources dehoniennes et souscrivent à la fondation des centres de spiritualités, la création d’un comité biblique et théologique, la rédaction d’une biographie critique du Père Dehon et la formation spirituelle à tous les niveaux de la congrégation, de même que l’extension de notre spiritualité et de nos œuvres à toute la famille dehonienne.34

La vie communautaire est notre première œuvre apostolique, notre mode de vivre le « Nous Congrégation ». Nous cherchons à être respectueux et proches des autres en accord avec la parole de Dieu, par le partage des biens, la vie commune et le projet communautaire. Nous nous engageons dans un monde sans frontière en apprenant les langues et en étudiant les cultures des autres, en partageant les ressources et les talents des autres. Nous devons promouvoir et supporter les échanges et la collaboration au niveau géoculturel.35

Nous prions avec le Christ que « le règne vienne ». Il a montré la proclamation de ce règne dans la solidarité avec les malades et ceux que le mal a affaibli. Le Père Dehon nous dépêche à prendre conscience des tares de la société et de l’Eglise et de les combattre avec la doctrine sociale de l’Eglise. Il a voulu que nous allions au peuple pour changer les mentalités et les structures. Sur ces pas, nous voulons comprendre le monde avec compassion, foi et espoir, mais aussi avec intelligence et les études permanentes de ses idéologies et communiquer sa vision avec les moyens modernes de communication. Comme le Père Dehon, nous aimons ce monde et peinons en voyant la panne de la justice et de la paix. Aussi, prenons-nous le défi d’être prophètes de l’amour et serviteurs de la réconciliation !36





2.8. Message du XXIIe Chapitre de 2009

Ce chapitre a voulu être une continuité des deux autres chapitres précédents: le XXe chapitre mettait l’accent sur notre « être Congrégation » ou le « nous Congrégation » et le XXIe focalisait notre attention sur la mission ;  « Nous congrégation au service de la mission ». Ce XXIIe chapitre nous recentre sur le Christ qui nous réunit en fraternité et nous presse à vivre et à annoncer l’évangile. « L’amour du Christ nous pousse (2 Cor 5, 14) avant tout à la conversion du cœur, pour obéir à sa mission avec la plus grande liberté, dans la conscience sereine que sans lui, nous ne pouvons rien ». Le message des Pères capitulaires s’articule en trois grands points, à savoir, le Christ, centre de notre vie, le Christ nous unit en fraternité et le Christ nous presse à annoncer l’évangile.

Dans le premier point, les Pères capitulaires nous rappelle que le Père Dehon, passionné par l’amour du Christ pour le Père et pour les hommes, nous a indiqué son cœur comme source de notre vie : « Pour lui, je vis, pour lui je meurs ». Nous voulons à notre tour faire du cœur du Christ, le mobile de notre existence, ce qui exige de notre part une transformation du cœur pour passer de l’individualisme à la fraternité, de l’activisme à l’abandon, de l’égoïsme à l’oblation, du formalisme à l’adoration véritable. Si le Christ est le centre de notre vie personnelle et communautaire, c’est lui qui change l’agenda et les programmes. La Parole de Dieu méditée à travers la lectio divina, célébrée en eucharistie, l’invitation des fidèles à l’adoration pour partager les richesses et les joies en toute simplicité de cœur (cf Ac 2, 46) doivent rythmer notre vie quotidienne. Les Pères capitulaires ont trouvé comme une nécessité, la formation à la spiritualité dehonienne, autrement dit, une formation qui vise à mettre le cœur du Christ au centre de notre vie en tenant compte des contextes sociologique, ecclésial et communautaire. Ils ont exhorté à la création de la commission théologique en vue d’approfondir l’étude de notre spiritualité avec des personnes compétentes provenant de toutes les zones géoculturelles et aussi la création des groupes d’études locaux. Il est aussi souhaitable d’octroyer des bourses d’études pour soutenir la recherche sur le Père Dehon. Le centre d’étude général est particulièrement visé pour intensifier ou compléter le travail d’archivation, de digitalisation, de divulgation, de traduction des écrits du Père Dehon. Il lui est demandé aussi de penser à la rédaction d’une biographie critique du Père Dehon.

Le second point concerne le Christ qui nous réunit en fraternité. La vie fraternelle nous libère de la soif de posséder et nous fait valoriser notre relation avec le Christ et les autres. Ainsi, notre pauvreté se concrétise dans la charité qui nous invite à chercher en Christ notre unique nécessaire. Elle nous conduit à sortir de l’individualisme pour la vie communautaire qui est pour nous la première forme d’apostolat : Sint Unum. Les Pères capitulaires ont trouvé dans l’inter-culturalité une réalité à approfondir, une façon de vivre notre fraternité. Elle doit s’étendre même à la recherche des vocations. On doit savoir donner mais aussi savoir recevoir. La pauvreté est pour nous, partage et dépendance réciproque. Il nous est demandé aussi de promouvoir l’internationalité au niveau de la formation en contribuant à former en dehors de chez nous, à encourager l’apprentissage des langues étrangères et la connaissance d’autres cultures que la nôtre. La fraternité se vit aussi dans la solidarité à la recherche de l’autosuffisance des biens disponibles. La caisse commune doit être une réalité vécue à tous les niveaux, la programmation et la transparence dans la gestion aussi. La formation doit viser au développement des compétences et des attitudes de partage et de participation. L’économat doit être vu et pratiqué comme un ministère.

La troisième partie nous indique que le Christ nous presse à annoncer l’évangile, autrement dit, à œuvrer pour le règne de son Cœur dans les âmes et dans les sociétés (cf Cst 4). La communauté est le lieu de la mission. Si l’évangile est vécu en communauté, son exemple doit transparaître dans la communauté ecclésiale et dans la société. « Il est beau et agréable de vivre en frères » (Ps 133, 1). « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que tous vous reconnaîtront mes disciples » (Jn 13, 35).

Nous ne sommes pas seuls à suivre le Père Dehon, nous formons une famille dehonienne avec les laïcs et les consacrés qui partagent notre spiritualité. Nous devons collaborer pour leur formation, collaborer aussi aux nouveaux projets missionnaires (Vietnam, Angola, Tchad, Uruguay…). Il nous revient aussi d’élaborer le projet d’une nouvelle présence dehonienne dans la société sécularisée de l’Europe en vue d’une ré-évangélisation du continent. Certains domaines doivent être des zones de prédilection pour notre apostolat : les exclus et les pauvres, les jeunes (migrants, famille, groupes, écoles, universités, médias, internet…), les zones de sécularisation avancée, les paroisses, justice et paix et la pastorale de la création.



Conclusion : Evaluation générale des Chapitres

Ce parcours nous a montré qu’il y a des continuités et des ruptures entre les Chapitres. Ainsi, on remarque que les XVe-XVIIe Chapitres ont été des Chapitres de renouvellement de la Règle de vie exigé par le concile Vatican II dans son document Perfectas caritatis. Les réflexions de ces assises ont eu plus accès sur les fondements de la spiritualité de la Congrégation. Les Chapitres qui les ont suivis, XVIIIe-XXe ont plus pris en compte l’évolution du monde dans lequel vivaient les diverses générations capitulaires, cela en vue de réfléchir sur la mission de la Congrégation dans les temps présents. Les XXe-XXIIe chapitres se sont inscrits dans cette continuité tout en cherchant à promouvoir une dynamique plus interne à la congrégation. On peut dire que de 1985 à 2009, les Pères capitulaires ont surtout accentué la réflexion sur les signes des temps. Ce qui leur a permis de lire sur l’évolution interne de la Congrégation dont le centre de gravité se déplace de plus en plus vers le sud du monde et un souci constant de promouvoir une internationalisation au sein de la famille du Père Dehon. On remarque aussi une ouverture de plus en plus prononcée entre les entités et une compréhension progressive de l’interdépendance ou de la fraternité au sein de la famille dehonienne, une exhortation vive à s’intéresser à la culture de l’autre, à apprendre les langues étrangères, à chercher à apprendre des autres qui ne sont pas de chez nous. Il y a aussi le rappel de renouvellement et d’adaptation continuelle de notre spiritualité et de ce que doit être notre mission en tenant compte des signes de temps et des situations présentes. Pour cela, les différents chapitres à partir de 1985 ont cherché d’abord à connaître le monde dans lequel nous vivons : ses manifestations ou caractéristiques, ses réalisations, ses défis, ses aspirations et chercher à savoir comment apporter une solution chrétienne et dehonienne à la situation présente. Le monde tel que constaté par les Pères capitulaires de différents chapitres est un et multiple, autrement dit, il tend à être toujours globalisé dans ses réalisations, ses problèmes et les conséquences qui en découlent, ce qui n’occulte en rien les réalités locales. On ne peut pas toujours trouver une solution globale pour les problèmes locaux, ou mieux sans l’association des personnes du terroir.

Néanmoins, il a parfois manqué une évaluation des résolutions prises aux assisses précédentes, ce qui a souvent laisser libre cours à des reprises des choses déjà dites sans se poser la question sur ce qui bloque leur mise en application. On peut citer entre autres, les différentes études souhaitées ou confiées à la commission théologique ou au centre d’études, les diverses formes de nouvelles collaborations envisagées entre les entités de la congrégation. On a alors l’impression que les chapitres ne s’intéressent pas aux réalisations et se bornent seulement aux projets. Cela peut être dû au fait qu’on embrasse plusieurs choses à la fois lors des assises, alors que la concentration sur un seul projet ou sur peu de projets aurait dû permettre à l’assise qui suit de faire une évaluation. Il est vrai que notre congrégation est fondée sur une spiritualité et non une œuvre sur laquelle on peut évaluer facilement, toutefois, un chapitre pourrait cibler un domaine prioritaire (le cas des jésuites avec le problème des refugiés par exemple) et on examine à la prochaine assise où l’on en est, les difficultés qu’on a rencontré, partager les expériences de réussite et d’échec… Nous ne voulons pas nier que lors des assises la commission économique par exemple ou les entités ne disent pas ce qu’ils ont réalisé d’un chapitre à l’autre mais que certains projets globaux manquent parfois de révision ou mieux d’évaluation en vue de débloquer les obstacles qui rendent toujours présent le besoin de leur réalisation. Il est aussi à remarquer que la lecture des réalisations obéit parfois plus à la formalité qu’à un véritable partage d’expériences qui peuvent inspirer ou instruire les autres à innover leur mode de faire ou de vivre.

Aussi, certaines belles idées bien conçues renvoyées au Chapitre suivant pour la concrétisation ont été de fois oubliées. Ceci se comprend dans la mesure où ce ne sont pas toujours les mêmes capitulants qui sont parfois présents. Ne peut-on pas pour cela envisager une lecture du message du Chapitre antérieur à chaque Chapitre au début ? La commission de préparation du Chapitre pourrait aussi partir des réalisations ou des non réalisations des décisions prises pour élaborer l’instrumentum laboris.

Il y a eu des souhaits à certains Chapitres que les idées ou les réflexions élaborées puissent être continuées dans les provinces et les régions, mais il n’est pas toujours certain que ces souhaits se soient concrétisés ou s’ils aient été concrétisés que les fruits de la réflexion au niveau local soit remonté au niveau général.

En somme, ces quelques observations sont purement subjectives et peuvent trouver des objections bien sérieuses sur l’un ou l’autre point. On a voulu tout simplement montrer l’importance de la révision ou de la règle cartésienne de repasser ses idées en revue. Une suite serait de voir pourquoi telle chose a marché et pourquoi telle autre n’a pas marché et s’il est tard de relancer ce qui n’a pas marché.


Joseph Kuate, scj

1 PP. Albert Bourgeois et Marcel Denis, “Discours de clôture”, Documenta VII, Capitulum Generale XV, p. 297-306.

2 P. Albert Bourgeois, “Discours de clôture”, Documenta IX, Capitulum Generale XVI, p. 159-162.

3 P. Antonio Panteghini, “Discours de clôture du chapitre”, Documenta XI, Capitulum Generale XVII, p. 54-62 (en italien et en français).

4 « Message du chapitre général à la Congrégation », Documenta XII, Capitulum Generale XVIII, p. 209-215.

5 « Message du XIXe chapitre général », Doumenta XV, Capitulum Generale XIX, p. 150-157.

6 I Confratelli del Capitolo generale, “Lettere di presentazione”, Documenta XVII, Capitulum Generale XX, p. 377-378.

7 “Message of the XXIst General Chapter to the whole Congregation”, Documenta XIX, Capitulum Generale XXI, p. 681-685.

8 Les documents du XXII chapitre ne sont pas encore publiés.

9 Cf Documenta VII, Capitulum Generale XV, p. 297.

10 Cf Ibidem, p. 299.

11 Cf Ibidem, p. 300.

12 Cf Ibidem, p. 301.

13 Cf Ibidem.

14 Cf Ibidem, p. 304.

15 Documenta IX, Capitulum Generale XVI, p. 161.

16 Cf Ibidem.

17 Cf Ibidem, p. 162.

18 Documenta IX, Capitulum Generale XVI, p. 58-59.

19 Cf Ibidem, p. 59.

20 Ibidem, p. 61.

21 Documenta XII, Capitulum Generale XVIII, p. 211.

22 Cf Ibidem, p. 211-212.

23 Cf Ibidem, p. 212-213.

24 Cf Ibidem, p. 214.

25 Cf Documenta XV, Capitulum Generale XIX, p. 151.

26 Cf Ibidem, p. 152.

27 Cf Ibidem, p. 152-153.

28 Cf Ibidem, p. 153.

29 Documenta XVII, Capitulum Generale XX, p. 337.

30 Cf Ibidem, p. 338.

31 V. BRESSANELLI ., Message pour la Journée dehonienne des vocations- 14 mars 2000, Rome, le 2 février 2000.

.

32 Cf Documenta XIX, Capitulum Generale XXI, p. 681.

33 Cf Ibidem, p. 681-682.

34 Cf Ibidem, p. 682-683.

35 Cf Ibidem, p. 683-684.

36 Cf Ibidem, p. 684.

Download - Descargar - Décharger - Scaricare - Descarregar

© Congregatio Sacerdotum a Sacro Corde Jesu - Via del Casale di S. Pio V, 20 - 00165 - Roma (Italia)