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Saint Paul et nos Constitutions

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P. Andrés Prévot scj

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Las parroquias - p. G. Govaart

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Las parroquias - p. J. Philippe

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Las parroquias atendidas

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La théologie missionnaire chez le Père Dehon

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Os Novos Caminhos da Missão Ad Gentes (Congresso Missionário Nacional 2008, a Fátima - Portugal)

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L'Opera Riconciliatrice di Cristo secondo San Paolo

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L'Ecole française de Spiritualité et la vie religieuse

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Los Ideales o el Proyecto del Padre Dehon Y de Sus Principales Primeros Seguidores

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Misericórdia, Carisma e Missão

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Méthodes d'évangélisation des dehoniens Allemands au Cameroun (1912-1915)

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L'Actualité du Père DEHON

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Cento anni in Finlandia

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L'Afrique aux Chapitres généraux SCJ

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La Maison du Sacré-Cœur pendant la Guerre

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Profezia e comunità religiosa

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I Cento Anni della Scuola Apostolica di Albino

   

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Saint Paul et nos Constitutions :

Essai d’approche biblique de Notre Règle de Vie

P. Joseph Kuate SCJ

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Introduction

En cette année dédiée à Saint Paul, notre chapitre général qui se tiendra dans quelques jours (17 mai - 12 juin 2009) a choisi comme bâton de pèlerin la citation de l'apôtre des gentils en 2 Cor 5, 14 : « l'amour de Dieu nous pousse ». Ce n'est pas un hasard si Saint Paul se présente comme guide de nos réflexions pour un évènement si important, car en fait, notre Règle de vie est plus dominée par sa spiritualité par rapport aux autres auteurs bibliques comme nous le verrons. En d'autres paroles, Saint Paul est l'hagiographe le plus cité dans nos Constitutions. Nous voulons par ce travail proposer une réflexion ou une méditation sur l'enseignement de l'apôtre des gentils à travers un voyage dans nos Constitutions. L'intérêt est donc de mieux connaître l'apôtre et son message pour nous Dehoniens afin d'avoir des raisons plausibles pour le lire et bien cheminer avec lui au cours de cette année à lui consacrée. Nous allons tout d'abord faire une enquête scripturaire dans nos Constitutions dans le but de situer les écrits de l'apôtre dans l'ensemble des citations bibliques de notre Règle de vie. Ensuite, nous isolerons du résultat de l'enquête les interventions de Saint Paul en les thématisant pour un essai de théologie paulinienne de nos constitutions. Nous voulons aussi signaler au départ que nous paraphraserons dans la plupart de cas les citations bibliques en cherchant à y intégrer aussi les idées des Constitutions dans lesquelles elles sont citées.

 

1. Parcours biblique de notre Règle de vie : Enquête générale sur les citations bibliques dans nos Constitutions

De manière générale, nos Constitutions ne contiennent aucune citation de l'Ancien Testament, autrement dit, nous sommes par nos Constitutions un peuple de la Nouvelle Alliance. Quels sont donc les auteurs néotestamentaires et leurs messages qui intéressent notre Règle de vie ?

Saint Matthieu . Il est cité sept fois dans notre Règle de vie.

- Mt 5, 3 est cité par la Cst. 44 qui nous rappelle que le Christ invite à la Béatitude par la pauvreté et l'abandon filial.

- Mt 5, 29 : « La chasteté parfaite est vécue au prix d'un effort exigeant… » (Cst. 42).

- Mt 6, 33 : « Le Royaume de Dieu et sa justice doit être recherchés avant toute chose » Cst. 38.

- Mt 19, 11 : Le vœu du célibat est un don de Dieu pour ceux qui le comprennent (Cst 44).

- Mt 25, 40 : Le Christ s'identifie aux petits et aux pauvres au jour du jugement (Cst 28) et (Cst. 44).

- Mt 26, 41 : Nécessité de prier instamment pour ne pas entrer en tentations (Cst 76).

Trois thèmes de l'évangile de Saint Matthieu intéressent donc nos Constitutions, à savoir, les béatitudes et tout le discours sur la montagne (5-7), la vie en vue du Royaume (19), le dernier jugement et sa préparation (25-26). En bref, l'ancien collecteur d'impôt devenu disciple du Christ nous montre que le but de notre vie c'est le Royaume de Dieu. Pour y parvenir, il faut passer par les béatitudes, par le don de Dieu qu'est le célibat dont tous n'ont pas la clé de compréhension, le service du Christ à travers les pauvres et les petits, car notre entrée au Royaume dépendra du traitement que nous leur avons accordé.

Saint Marc . Il intervient deux fois dans notre Règle de vie.

- Mc 10, 45 : Le fils de l'homme est venu pour servir et non pour être servi et donné sa vie en rançon pour la multitude (Cst. 90).

- Mc 10, 21 : Appel du jeune homme riche : « Va, vends ce que tu possèdes, puis, viens et suis-moi ». (Cst. 21).

On peut donc dire que Saint Marc intervient dans nos Constitutions sur le thème de vocation et la manière de servir du Christ qui, par ricochet, doit être celle du disciple. Nous devons donc avoir en vue le modèle du Christ comme serviteur qui a donné sa vie pour le salut de la multitude et a recommandé au jeune riche comme à tous ceux qui veulent le suivre, le même détachement des possessions.

Saint Luc . L'évangile. Nos Constitutions ont quatre citations de l'évangile de Saint Luc.

Lc 4, 18 : Unis dans mission du Christ pour partager la joie et la souffrance des pauvres et des petits par l'annonce de la Bonne Nouvelle (Cst. 28).

Lc 10, 2 : « Priez le Maître de la moisson afin qu'il donne beaucoup d'ouvriers pour sa moisson » Cst. 87.

Lc 18, 1 : Nécessité de prier sans se décourager (Cst. 76).

Lc 22, 24-27 : Prendre le Christ comme modèle de serviteur (Cst. 107).

Les thèmes de l'évangile de Saint Luc dans nos Constitutions sont : engagement au service ayant le Christ pour modèle et la prière persévérante qui émeut le cœur du Père. Le médecin Luc peint le Christ comme son collègue médecin et même son maître. Sa mission vise à partager la joie et la souffrance des pauvres et des petits. Le champ du Seigneur a besoin d'ouvriers (médecins de corps et d'âme) qui doivent se conformer au Christ pour ramener la moisson. Que faire ? Prier sans se décourager afin que le Père les fournisse.  

Les Actes des apôtres . Ils interviennent quatre fois dans nos constitutions.

Ac 2, 42 : L'assiduité à la communion fraternelle (Cst. 63).

Idem : L'assiduité à la prière (Cst. 76).

Idem : L'assiduité à la fraction du pain (Cst 80).

Ac 2, 42-45 : La mise en commun des biens (Cst 59).

En somme, les Actes des apôtres abondent dans notre Règle de vie sur le thème de la communauté en nous présentant les caractéristiques de la première communauté chrétienne de Jérusalem comme modèle à imiter, à savoir, l'assiduité à la communion fraternelle, l'assiduité à la prière, l'assiduité à la fraction de pain, la mise en commun des biens.  

Saint Jean . Il est cité six fois dans nos constitutions.

Jn 4, 34 : La nourriture du Christ, c'est faire la volonté de son Père (Cst 53).

Jn 6, 54-56 : Le corps et le sang du Christ sont source de vie éternelle (Cst 87).

Jn 13, 8 : Lavement des pieds qui implique l'acceptation des services humbles (Cst 68).

Jn 13, 13-15 : Jésus, Maître et modèle de service à rendre par les disciples (Cst 107).

Jn 15, 14 : Demeurer en Christ pour porter du fruit, telle la branche sur le Cep (Cst 117).

Jn 17, 11 : Prière du Sint Unum (Cst 95).

La christologie de nos Constitutions puise beaucoup de Saint Jean. Ceci n'a rien d'étonnant car Saint Jean était un des auteurs préféré du Père Dehon et l'hagiographe qui a beaucoup marqué la spiritualité du Sacré-Cœur dans sa version de Paray-le-Monial. Saint Jean présente le Christ dans notre Règle de vie comme modèle de serviteur de l'amour et le secret à servir aussi comme lui, à savoir, faire de la volonté du Père sa nourriture, puiser la vie éternelle dans le don de son corps et de son sang, rester attaché au Christ comme les branches au cep, nous aimer et rester unis entre nous.  

Saint Paul . Nos constitutions le citent 26 fois dans 6 de ses 13 épîtres, à savoir, Romains (8 fois), 1 Corinthiens (4 fois), 2 Corinthiens (3 fois), Ephésiens (6 fois), 1 Thessaloniciens (2 fois), Galates (1 fois), Colossiens (1 fois).

Romains

Rm 8, 26 ; Rm 8, 14-15 : L'Esprit Saint prie en nous et vient au secours de notre faiblesse. Cet Esprit reçu fait de nous des fils adoptifs et par lui, nous crions vers le Père en l'appelant Abba (Cst 78).

Rm 8, 22-23 : La création tout entière et nous compris gémissons pour attendre la libération des enfants de Dieu et nous devrons pour cela être témoins du Royaume (Cst 10-11).

Rm 8, 32 : Le Père a livré son Fils pour nous ; ainsi, sommes-nous invités à nous unir à son oblation (Cst 19).

Rm 12, 1 : Devenons des offrandes agréables à Dieu en changeant de modèle de penser, à offrir nos vies en sacrifice par la communion à la vie réparatrice du Christ à travers nos services divers (Cst 22).

Rm 15, 16 : Les païens sanctifiés deviennent offrande agréable à Dieu (Cst 31).

L'épître aux Romains intervient donc avec la pneumatologie, la théologie sacrificielle ou oblative et le thème de la nouvelle création dans nos Constitutions.  

1 Corinthiens

1Cor 10, 17 : L'unité du corps du Christ dans le pain partagé nous invite à l'unité entre les chrétiens et tous les hommes au moyen de notre rencontre et communion avec le Christ (Cst 84).

1 Cor 11, 24-26 : Fidèles à la fraction du pain et à la recommandation de l'apôtre : « Chaque fois que vous mangez de ce pain et buvez à cette coupe, vous célébrez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne ». Cette constance nous invite à une adoration eucharistique lieu de méditation et de nutrition de notre foi (Cst 82).

1 Cor 12, 3 : L'Esprit Saint vient au secours de notre foi, car « Personne ne peut proclamer que « Jésus est Seigneur », si ce n'est par l'Esprit Saint » (Cst 9).

1 Cor 15, 28 : Quant tout aura été soumis au Christ et quand lui aussi aura remis tout entre les mains du Père qui a fait de lui Maître de l'univers, Dieu sera tout en tous (Cst 10).

Comme l'épître aux Romains, la première lettre aux Corinthiens s'intéresse dans nos Constitutions de l'aspect eucharistique mais dans la ligne de l'unité dans le corps du Christ, mais aussi avec l'aspect sacrificiel. La pneumatologie revient et le plérome eschatologique fait aussi surface.  

2 Corinthiens

2 Cor 5, 18 : Le Père Dehon attend de ses religieux qu'ils soient les prophètes de l'amour et les serviteurs de la réconciliation (Cst 10 ; 78).

2 Cor 8, 9 : Le Christ, de riche qu'il était, s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté (Cst 7 ; 78).

2 Corinthiens intervient avec deux thèmes, l'idéal du Père Dehon prophète de l'amour et serviteur de la réconciliation et la kénose du Christ (Cst 44).  

Galates

Gal 2, 20 : L'expérience de foi du Père Dehon est celle qu'exprimait Saint Paul : « Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi » (Cst 2).  

Ephésiens

Eph 1, 3-14 : Le Père a envoyé son Fils et l'a livré pour nous (Cst 19).

Eph 1, 17-18 : Découvrir le Christ et l'expérience que nous ouvre son appel à travers la fidélité à la prière (Cst 77).

Eph 3, 8 : La mission de l'Eglise est celle d'annoncer l'insondable richesse du Christ (Cst 31).

Eph 3, 17-19 : La fidélité à l'écoute du Christ conduit à recevoir la force de comprendre avec tous les saints la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de la sagesse de Dieu et l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance (Cst 17).

Eph 4, 24 : En Christ, l'homme nouveau a été créé selon Dieu, dans la justice, la sainteté et la vérité (Cst 12).

Eph 5, 2 : Saint Paul nous convie à vivre en Christ qui nous a aimés et s'est livré en sacrifice d'agréable odeur à Dieu (Cst 22).

L'épître aux Philippiens nous introduit dans la vie intime avec le Christ où nous découvrirons son expérience et son mystère insondable pour y vivre si nous acceptons son sacrifice et restons fidèles à la prière et à la vie nouvelle qu'il nous propose.

Colossiens

Col 1, 24 : L'apôtre déclare être prêt à souffrir ce qui reste à souffrir des épreuves du Christ (Cst 24).

1 Thessaloniciens

1Thes 4, 7 : Mettre nos pas sur les pas du Christ pour parvenir à la sainteté, car il nous appelés non pas à l'impureté, mais à la sanctification (Cst 13).

1Thes 4,8-9 : La réparation est l'accueil de l'Esprit, don que Dieu a fait pour nous comme réponse à l'amour du Christ pour nous, communion à son amour pour le Père et coopération à son œuvre rédemptrice dans le monde (Cst 23).  

Hébreux

Hb 5,9 : Bien que Fils, le Christ appris l'obéissance par sa passion et conduit à sa perfection, il est devenu la cause du salut éternel (Cst 19).

Hb 10, 5-7.10 : L'obéissance au Père est l'offrande agréable à Dieu à l'instar du Christ qui entrant dans le monde déclare « … Me voici pour faire ô Dieu ta volonté » (Cst 53 & Cst 58).

1 Pierre

1Pt 2, 21 : Le Christ a souffert et nous a laissé son exemple pour que nous marchions sur ses traces (Cst 13).

1 Jean

1Jn 13, 16 : Comme le Christ vous a aimés, vous devrez vous aimer les uns les autres (Cst 21).

1 Jn 4, 16 : Nous avons reconnu l'amour et nous avons cru (Cst 9).

Ap 1, 17-18 : Le Christ est pour nous, le premier et le vivant (Cst 11).

 

2. La théologie paulinienne de nos Constitutions

Dans cette partie, nous voulons approfondir ce que l'apôtre nous suggère à travers notre Règle de vie. Nous fonctionnerons indépendamment des articles singuliers des Constitutions pour chercher leur message biblique global. C'est pour cela que nous avons voulu regrouper les citations par thèmes pour faciliter la compréhension des messages de l'apôtre.  

2.1. Théologie sacrificielle ou la théologie oblative

Ce thème est celui qui abonde le plus dans les citations pauliniennes de nos Constitutions. Nous allons les regrouper en premier lieu selon le message accolé à chaque citation et en second moment le mettre dans l'ensemble de la théologie oblative biblique.

Le langage sacrificiel de l'apôtre est usité pour nous dire que le Père a livré son Fils ou que celui-ci s'est livré pour nous. On en trouve 5 fois dans les citations : Rm 8, 32 (Cst 10-11) ; Rm 8, 32 (Cst 10-11) ; Gal 2, 20 (Cst 2) ; Eph 3, 14  (Cst 19) ; Eph 5, 2 (Cst 22). Il est utilisé également pour nous inviter à devenir sacrifice à l'instar du Christ en nous unissant à son oblation : Rm 12, 1 (Cst 22) ; (Rm 15, 16) (Cst 31) ; Gal 2, 20 (Cst 2) ; Col 1, 24 (Cst 24). Le langage sacrificiel est aussi utilisé pour nous indiquer comment devenir concrètement sacrifice : Rm 8, 32 (Cst 10-11) ; Rm 12, 1 (Cst 22) ;  1 Cor 11, 24-26 (Cst 82) ; 1 Cor 15, 28 (Cst 10) ; Gal 2, 20 (Cst 2) ; Eph 5, 2 (Cst 22).

Concrètement, recueillons les éléments entrant dans chacun des trois points.

- Le Père a livré son Fils pour nous (Rm 8, 1) ; Le Fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi (Gal 2, 20) ; Le Père a envoyé son Fils et l'a livré pour nous (Eph 1,3) ; Le Christ s'est livré en sacrifice d'agréable odeur (Eph 5, 2).

- Nous sommes invités à nous unir à son oblation en devenant offrandes agréables à Dieu (Rm 12, 1) ; L'apôtre est officiant et ministre de l'Evangile pour que les païens deviennent offrandes agréables à Dieu (Rm 15, 16) ; Je vis ma vie présente dans la chair dans la foi au Fils de Dieu qui s'est livré pour moi (Gal 2, 20) ; L'apôtre est prêt à souffrir ce qui reste de la souffrance du Christ (Col 1, 24).

- Comment devenir offrande agréable à Dieu : en nous unissant à l'oblation du Christ ou en communiant à la vie réparatrice du Christ par nos divers services (Rm 12, 1) ; tout soumettre au Christ (1 Cor 15, 28) ; avec la fidélité à la fraction du pain ou la célébration de la mort et la résurrection du Christ (1 Cor 11, 24-26) ; nous enrichir de la pauvreté du Christ (2 Cor 8, 9) ; vivre comme le Christ (Eph 5, 2) ; être prêt à souffrir ce qui reste de la souffrance du Christ (Col 1, 24).

En somme, le Père a livré son Fils pour nous afin que nous aussi à notre tour nous puissions nous livrer en sacrifice en souffrant comme le Christ ou en servant comme lui . Il n'y a rien d'étonnant que notre Règle de vie puise abondamment dans la théologie sacrificielle de Saint Paul. Nous sommes en même temps oblats et prêtres du Sacré-Cœur comme le Christ. Oblat fait allusion au sacrifice et prêtre au sacrifiant. La première Règle de vie stipulait ceci:

Les Oblats du Sacré-Cœur ont pour but de glorifier Dieu en louant, aimant et consolant tout spécialement le Sacré-Cœur de Jésus, de réparer les injures qui sont faits à ce Divin Cœur en lui faisant amande honorable et en s'offrant à lui comme autant de victimes à son bon plaisir, dans l'esprit de réparation et l'amour qui est leur esprit distinctif . (1)

Le mot oblat désigne dans la Bible, (2) les espèces ou les objets qu'on offre en sacrifice. L'oblat, l'espèce ou la victime passe par un acte sacrificiel rituel qui le transforme. Dans la transformation, il perd son sens matériel et revêt un sens spirituel. Il devient donc une offrande agréable à Dieu. Dans l'Ancien Testament, les oblats étaient des animaux ou les prémices des champs. Petit à petit, même les humains sont appelés oblats dans le sens qu'ils s'offrent à Dieu. Samuel, par exemple, est donné au sanctuaire de Silo comme oblat (1 Sam 1, 28 ; 2, 11). Chez les prophètes, les vertus sont prescrites comme oblats ou offrandes plus agréables à Dieu que les offrandes d'animaux ou de produits des champs ( Is 58 ). Le Christ, sans interdire les offrandes matérielles, invite au dépassement de leur sens rituel et donne plus d'importance comme les prophètes aux dispositions intérieures, l'obéissance à la volonté du Père et à la Parole de son envoyé, le Christ lui-même (Mt 7, 21-24). Saint Paul et Saint Pierre abondent beaucoup dans le concept de l'acte d'oblation du Christ qui a consisté dans son sacrifice sur la croix à cause du grand amour qu'il avait pour nous dans l'unique but de nous sauver (Rm 5,8 ; 8, 32 ; 2 Cor 5, 14 ; Gal 1, 4 ; 1P 1, 2 ; 2, 21-24 ; 3, 18). Pour Saint Jean, le sacrifice du Christ est la donation définitive au Père. L'épître aux Hébreux qui est le sommet de la réflexion du Nouveau Testament sur le culte, déclare caduques les sacrifices et les officiants de l'ancienne alliance à cause de leur inefficacité à sauver, l'unique officiant et offrande agréable à Dieu étant le Christ lui-même (Hb 9-10). Saint Paul invite les fidèles de Rome à faire de leurs personnes des offrandes agréables (oblats) à Dieu et déclare cela, le culte spirituel (Rm 12, 1) à lui rendre. Il prescrit par ailleurs d'avoir les mêmes dispositions du Christ en acceptant la Kénose pour bénéficier comme lui, la prédilection de Dieu (Ph 1, 1-11).

Christ, pour les apôtres, est en même temps Oblat et Sacrificateur (prêtre), même si dans la plupart de cas, c'est le Père qui a sacrifié son Fils. L'amour est l'unique raison de ce sacrifice. Le Père Dehon transformera le nom de sa congrégation des Oblats du Sacré-Cœur à Prêtres du Sacré-Cœur, suite à une demande du Saint Siège en 1884, qui voyait dans le terme Oblats, une exagération qui tendait au masochisme et surtout qu'il avait voulu introduire un quatrième vœu aux vœux ordinaires des religieux, le vœu de victime. Il faut ajouter qu'à l'époque on s'auto-flagellait pour les torts faits à Dieu. Oblats ou prêtres, toutes les références sont faites au Christ et son sacrifice par amour pour les hommes. « Dans cet amour du Christ qui accepte la mort comme don ultime de sa vie pour les hommes et comme obéissance filiale au Père, le Père Dehon voit la source même du salut ». (3)

2.2 Théologie paulinienne de la création nouvelle et de la réparation

Comme nous avions vu dans la théologie sacrificielle de Saint Paul, l'oblation permet une transformation ou une réparation. L'oblat ou la victime passe par un acte sacrificiel rituel qui le transforme, autrement dit qui le remet en ordre. Dans la transformation, il perd son sens antérieur (matériel) et revêt un sens spirituel (nouveau). La théologie sacrificielle de l'apôtre ne débouche pas au masochisme, avons-nous déjà dit. Saint Paul n'est pas un misanthrope encore moins le christianisme. L'oblation à laquelle il nous invite, n'est qu'un processus pour notre renouvellement en Christ ou mieux pour la vie nouvelle. Elle est donc une métamorphose qui certes nous diminue mais nous enrichit et nous fait grandir au plan spirituel. Christ lui-même par sa kénose nous donne l'exemple : « De riche qu'il était, il s'est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté » (2 Cor 8, 9). Par conséquent, il nous est bénéfique de mettre nos pas sur ses pas pour parvenir à la sainteté, car il nous a appelés non pas à l'impureté, mais à la sanctification (cf 1Thes 4, 7).

Concrètement, cette métamorphose qui nous transforme commence par un engagement à l'écoute du Christ au sens juif et africain du terme. Chez les peuples sémites et beaucoup de peuples africains, l'écoute s'apparente à l'obéissance et lui est synonyme parfois. L'obéissance se traduit chez les Bamiléké de l'ouest du Cameroun par l'écoute en action. Ecouter, c'est « nae yuh' » et obéir c'est « nae yuhnye ». Le suffixe « nye » traduit une action du radical. La fidélité à l'écoute du Christ ou à l'obéissance au Christ nous conduit à recevoir la force de comprendre avec tous les saints la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur de la sagesse de Dieu et l'amour du Christ qui surpasse toute connaissance (cf Eph 3, 17-19). Une fois que nous avons acquis la sagesse de Dieu, nous serons à mesure de communier à la vie réparatrice du Christ à travers le renouvellement de notre façon de juger qui nous transforme et nous fait discerner la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable, capable de lui plaire, ce qui est parfait (cf Rm 12, 1).

Du processus de l'oblation ressort l'homme nouveau, créé à l'image du Christ, second Adam. L'homme ancien s'en est allé. Le Christ a inauguré après son acte d'oblation le nouveau règne auquel aspirent non seulement les hommes (fils d'Adam), mais toutes les créatures vouées au chaos après le péché d'Adam (cf Rm 8, 22-23). Ce règne est celui de l'ordre, de la restauration de la dignité perdue à cause du péché : « En Christ, l'homme nouveau a été créé selon Dieu, dans la justice, la sainteté et la vérité » (Eph 4, 24). La mission de l'Eglise consiste à annoncer cette richesse insondable du Christ (Eph 3, 8) qui nous appelle comme dirait la première préface eucharistique, des ténèbres à son insondable lumière.  

2.3 La pneumatologie paulinienne de nos Constitutions

Saint Paul semble être l'unique auteur cité dans nos constitutions qui parlent de l'Esprit Saint. L'Esprit Saint est vu dans trois citations qui nous concernent comme celui qui vient à notre secours et comme source inspiratrice de vie divine ou le médiateur entre Dieu et nous. Selon Rm 8, 26 et Rm 8, 14-15, l'Esprit Saint prie en nous et vient au secours de notre faiblesse. Cet Esprit reçu, fait de nous des fils adoptifs et par lui, nous crions vers le Père en l'appelant Abba (Cst 78). Dans 1 Cor 12, 3, l'Esprit Saint vient au secours de notre foi, car « Personne ne peut proclamer que « Jésus est Seigneur », si ce n'est par l'Esprit Saint » (Cst 9).

D'après Mgr Ndongmo, l'Esprit-Saint chez Saint Paul est comme le soleil et la pluie qui font croître en nous la vie divine que le Christ a plantée par sa mort et sa résurrection et que nous recevons en germe au baptême. (4) Il n'intervient que pour renforcer ce que le Père ou le Fils a déjà commencé. Il participe à l'œuvre de salut du Christ et c'est pour cela qu'on peut l'appeler sans usurper le titre au Christ : « Sauveur » dans la mesure où il nous sauve dans notre faiblesse (Rm 8, 14-14), vient au secours de notre foi, car nul ne peut dire que le Jésus est Seigneur si ce n'est par sa grâce (1 Cor 12, 3). L'Esprit Saint est surtout dispensateur des charismes (Cst 1) parmi lesquels la réparation que nos Constitutions au n° 23 définit en citant 1Thes 4,8-9 : La réparation est l'accueil de l'Esprit, don que Dieu a fait pour nous comme réponse à l'amour du Christ pour nous, communion à son amour pour le Père et coopération à son œuvre rédemptrice dans le monde.

En effet, nous sommes dans le temps de l'Eglise, peuple de Dieu en marche vers la parousie. L'Esprit Saint est celui qui dynamise la vie de ce peuple et l'accompagne. Les enseignements des auteurs du Nouveau Testament sur l'Esprit Saint sont complémentaires. Chez Saint Jean, l'Esprit est l'Envoyé du Père et du Fils (Jn 14, 16, 26 ; 15, 26 ; 16, 7), principe de la nouvelle naissance (Jn 3,5 ; 20, 22-23), le défenseur (Jn 14, 16-17), l'enseignant ou le pédagogue (Jn 16, 12-15), celui qui condamne le péché (Jn 16, 8-11). Dans les synoptiques, il est celui par la grâce duquel le Christ a été conçu dans le sein de la Vierge (Mt 1, 20 ; Lc 1, 35), celui qui le guide tout au long de son ministère public depuis sa descente sur lui au baptême de Jean au Jourdain (Mt 13-17 ; Mc 1, 9-11 ; Lc 3, 21-22). Il le conduit au désert pour être tenté (Mt 4, 1-11 ; Mc 1, 12-13 ; Lc 4, 1-13). Il l'inspire pour qu'il prêche la Bonne Nouvelle et opère les œuvres de salut (Lc 4, 18-19) et est celui qui est promis aux apôtres au moment où le Christ ressuscité retourne au Père (Lc 24, 49). Dans les Actes des Apôtres, c'est lui qui scelle la naissance de l'Eglise en sortant les apôtres de leur cachette et de leur peur (Ac 2). Ils sont conduits par lui à reproduire les œuvres de leur Maître. L'Esprit les précède même dans leur mission en travaillant d'avance le cœur de leurs auditeurs et conduisent même les païens à la foi (cf Ac 8 & 10).

Avec Saint Paul, nous pouvons résumer toutes ces caractéristiques et œuvres de l'Esprit dans le Nouveau Testament en disant que l'Esprit, que ce soit dans la vie du Christ, du disciple ou de l'Eglise entière, joue un rôle charismatique, étant source de vie et d'actions divines. (5)

2.4 La théologie paulinienne de l'union au Christ et de l'unité entre les hommes dans nos Constitutions

L'union et l'unité en Saint Paul sont exprimées dans nos Constitutions par les mêmes mots ou les mots de la même famille ou apparentés surtout communion à l'amour, pain partagé, coopération à l'œuvre de salut du Christ…

Cst 22- Devenons des offrandes agréables à Dieu en communiant à la vie réparatrice du Christ à travers nos services divers (Rm 12, 1).

Cst 23: La réparation est l'accueil de l'Esprit, don que Dieu a fait pour nous comme réponse à l'amour du Christ pour nous, communion à son amour pour le Père et coopération à son œuvre rédemptrice dans le monde (1Thes 4, 8-9).

Cst 84: L'unité du corps du Christ dans le pain partagé nous invite à l'unité entre les chrétiens et tous les hommes au moyen de notre rencontre et communion avec le Christ (1Cor 10, 17).

L'unité et l'union se notent aussi dans l'eucharistie : 1 Cor 11, 24-26 : Fidèles à la fraction du pain et à la recommandation de l'apôtre : « Chaque fois que vous mangez de ce pain et buvez à cette coupe, vous célébrez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne ». Cette constance nous invite à une adoration eucharistique, lieu de méditation et de nutrition de notre foi  (Cst 82).

L'union se traduit par l'adhésion au Christ, à son amour, à son projet. On s'unit au Christ pour participer à son œuvre sacrificielle à travers l'offrande de sa vie, des services… (Rm 12,1) comme coopération à son œuvre rédemptrice dans le monde (1 Thes 4, 8-9). La communion avec lui se fait aussi dans le pain partagé (1 Cor 11, 24-26), l'adoration eucharistique, lieu de méditation et de nutrition de notre foi (Cst 82). En effet, c'est l'eucharistie qui est le socle sur lequel se base notre union au Christ ou l'unité entre nous et avec les autres hommes : « Puisqu'il n'y a qu'un seul pain, nous aussi ne formons qu'un seul corps, car nous avons part à ce pain unique » (1 Thes 10, 17). La Constitution 42 commente : « Par notre célébration eucharistique, unis à toute l'Eglise dans le souvenir et la présence du Seigneur, nous accueillons celui qui nous fait vivre ensemble, qui nous consacre à Dieu, et sans cesse nous relance sur les chemins du monde au service de l'Evangile ». Selon le n° 44 :

Le culte eucharistique nous rend attentifs à l'amour et à la fidélité du Seigneur dans sa présence à notre monde. Associés à son action de grâce, et à son intercession, nous sommes appelés à servir par toute notre vie, l'alliance de Dieu avec son peuple et à œuvrer pour l'unité entre les chrétiens et tous les hommes.

L'essence de notre union au Christ est plus explicitée chez Saint Jean. De même que la branche ne peut porter du fruit s'il ne demeure au cep, de même nous ne pouvons avoir la vie divine si nous ne demeurons au Christ (Jn 15, 14). Celui qui ne se nourrit pas du corps et du sang du Christ n'aura pas non plus la vie (cf Jn 6, 53-58). Aussi, il a les paroles de la vie éternelle (Cf Jn 6, 68) étant le chemin, la vérité et la vie (Jn 10, 6). L'union au Christ nous permet de puiser les sources de la vie et d'amour pour aimer comme lui et rester unis et actualiser sa présence et celle du Père au milieu de nous comme il nous l'a promis : « Si quelqu'un m'aime et gardera ma parole, mon Père l'aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons une demeure chez lui » (Jn 14, 23).

Saint Paul prêche ce genre de discours sur l'amour dans ses épîtres, là où l'unité est menacée, notamment dans la lettre aux Romains et surtout celle aux Corinthiens. Chez les Romains où juifs et païens sont les proies faciles à des dissensions, il compare la communauté à un corps qui a plusieurs membres dont chacun exerce une fonction irremplaçable et ne doit jamais être méprisé pour quoi que ce soit (cf Rm 12, 4). Chez les Corinthiens ce sont d'une part les préférences des fidèles sur les ouvriers apostoliques qui motivent les mésententes (1 Cor 1, 1ss), les statuts sociaux (qui occasionne un manque de charité durant les repas eucharistiques (cf 1 Cor 11, 17-34)) et d'autre part la diversité des charismes (1 Cor 12, 12-30). Il redéveloppe plus longuement dans la première épître aux Corinthiens sa théologie du corps mystique du Christ et fait comprendre qu'en Christ, il faut toujours rester uni par l'amour fraternel. Pour nous, cette théologie de l'unité trouve son apogée en Gal 3, 27 : « Vous tous en effet, baptisés dans le Christ, vous avez revêtus le Christ : Il n'y a ni juif ni grec, il n'y a ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme ; car tous, vous ne faites qu'un dans le Christ ».

En bref, l'unité dans la communauté ou l'Eglise naît de l'eucharistie ou le Christ nous associe à son amour envers le Père et envers les hommes, cet amour qui nous pousse (cf 2 Cor 5, 14) à reproduire les œuvres du Christ dans la communauté et nos divers ministères.

Conclusion

Nous pouvons dire sans risque de nous tromper que les enseignements de Saint Paul jouent le rôle de ciment ou du levain dans nos Constitutions. La Règle de vie nous le dit au n° 2 que l'expérience de foi du fondateur est la même que celle exprimée par l'Apôtre des Gentils en Gal 2, 20 : « ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et s'est livré pour moi ». Notre Règle de vie à son tour veut constituer notre vie, autrement dit veut la modeler, la composer selon l'expérience de foi de l'Apôtre des gentils. Les matériaux de construction dont elle veut s'en servir sont : la théologie sacrificielle et oblative de l'Apôtre, sa théologie de la nouvelle création ou de la réparation, sa pneumatologie et sa théologie d'union au Christ et d'unité entre nous que nous avons parcourues. Cette approche paulinienne de nos Constitutions n'est pas exhaustive pour une analyse complète de l'approche biblique de nos Constitutions. Nous l'avons choisi en vertu de la circonstance que nous offre l'Eglise cette année et du slogan du prochain chapitre général. Elle nous a également permis de voir que nous avons une particularité dans l'ensemble des courants qui partagent la spiritualité du Sacré-Cœur. La prédominance de la théologie paulinienne amène nos Constitutions à verser peu dans le mystère de l'incarnation au profit de celui de la rédemption. Nonobstant, une approche du mystère de l'incarnation renforcerait dans notre spiritualité comme chez les pionniers de l'Ecole française, un sens aussi sacerdotal conforme à notre appellation prêtres du Sacré-Cœur. Le mystère de l'incarnation montre dans le Christ la nature et le modèle même du sacerdoce. (6) Toutes les actions du prêtre travaillent à offrir à Dieu des hosties vivantes étant donné que l'incarnation consiste dans le former corps et âme du Christ, autrement dit, à le reproduire dans les cœurs des fidèles à travers le ministère du prêtre : la célébration eucharistique, le don des sacrements, la prédication, la direction spirituelle. (7)Mais aussi, notre congrégation n'étant pas formée uniquement de prêtres et notre dénominateur commun étant la vie religieuse, l'accentuation dans ce sens renforcerait plus le sacerdoce ministériel au moment où un grand nombre de confrères souhaite la décléricalisation de notre Règle de vie.

 

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1. M. Denis, le Projet du Père Dehon , Centro Studi, Roma 1973, p. 10.

2. Pour cette analyse biblique du terme “Oblat”, nous nous inspirons de l'article de A. Bovis et W.C. Van Djik, « Offrande », in DS XI, 721-723.

3.Règle de vie n°3.

4. A. Ndongmo, Le salut de Dieu selon Saint Paul , Les éditions Etchemin, Montréal 1984, p. 186.

5.Ibidem, p. 189.

6.Cf Noye, “La spiritualità della scuola Berulliana”, in DIP , Vol 8, 1214.

7.Cf Ibidem.

 

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